Histoire

Le val de fer

Voir aussi dans partenaire Association Quartier du Val de Fer (AQVF)

Nom d’abord d’un lieu, ce quartier semblerait donc historiquement être un quartier où l’on exploitait par le passé le fer. les reconstitutions de ce passé, lors des fêtes du fer, nous replongent donc réellement dans ce qu’était ce lieu, avant les temps industriels.
C’est aussi le nom de la première concession, obtenue par décret le 23 avril 1874, qui englobait dans un arc de cercle le carreau actuel de la mine. C’est aussi le nom de la mine, du carreau, dans le langage courant néodomien.

Dans le regroupement des concessions définitif de 1901/1906, la mine deviendra celle de Maron/Val de Fer.
Paradoxalement, le quartier en dessous du carreau mettra du temps à être investit par les patrons. Peut être est-ce la résultante des conflits qui retardèrent les expropriations nécessaires à la création du chemin du coucou (chemin de fer de la mine à l’usine).
En tout cas, les premières cités furent construites à Chaligny, qui existent encore aujourd’hui, dans le sens de la montée vers le carreau de la mine (cf marche nocturne dans l’agenda).
Seules furent construites des maisons d’ingénieurs (ils en restent quelques unes au début de la rue Salvador Allende) et les grands bureaux (bâtiment à gauche, dans le virage en haut de la rue du Val de Fer), avant que , dans les années 1950/60, on investisse la colline, par la construction des castors (maisons construites collectivement, avec des plans et des matériaux de l’usine) (allées des bégonias, roses, muguets, violettes… puis des lotissements des années 60 à 2000.
A noter que les chemins et escaliers permettent de déambuler à pied entre la rue Jean Jaurès et la rue Allende. C’est au moment où le quartier se développait véritablement que fût annoncé la fermeture de la mine en 1966, effective à Noel 1968.

D’un quartier industriel, entre mine et usine, bordé au nord d’un train rempli de minerai, ce quartier devint résidentiel, mélangé encore aujourd’hui d’anciens de la mine et/ou de l’usine, et de jeunes couples travaillant plutôt vers Nancy (Brabois est à cinq minute en voiture).
La réhabilitation su site de la mine du Val de fer depuis quatre ans, permet aux habitants d’en faire un lieu de promenade agréable, bénéficiant d’une vue splendide que le Saintois et l’agglomération de Neuves-Maisons, et entouré des magnifiques forêts de Chaligny, Chavigny et Neuves-Maisons, ainsi que de la domaniale de la Forêt de Hayes.


Un minerai légendaire

La minette lorraine, ou petit minerai, appelé comme cela du fait d’un pourcentage en fer assez faible, est entrée dans la légende des hommes du fer, de part la taille du gisement lorrain, qui, des contreforts de Pont Saint Vincent aux gisements à ciel ouvert du no-mans-land entre Hussigny et le Luxembourg, en fait le second gisement après celui des grands lacs au 19ème siècle.
Ce minerai a été exploité dès la proto-histoire (camp d’AFRIQUE sur les contreforts de Messein, au dessus de Neuves-Maisons), il y a 2500 ans, jusqu’à une période récente.
Dans sa phase industrielle, son exploitation à permis l’ouverture de dizaines de mines, dans le bassin autour de Nancy, dans le bassin de Briey, celui de Longwy, et le long des coteaux de Moselle.
De cette minette, qui s’est constitué dans sa gange calcaire il y a 170 millions d’années, ont été tiré des milliers de millions de tonnes de fonte et d’acier, dont le fer puddlé de la Tour Eiffel.
C’est à la découverte de ce minerai que nous vous invitons.


Le projet

ACPI

L’A.P.C.I est l’Agence du Patrimoine de la Culture des Industries néodomiennes.
Elle gère le site de la mine du Val de Fer pour le compte de la commune de Neuves Maisons, propriétaire du site et investisseuse.
Intérêt du projet : Faire revivre une mine et son carreau avec possibilités de visiter à la fois les bâtiments industriels et les galeries du 19ème siècle. Cela en fera un site unique en France, voire en Europe.
Pour le grand bassin de Nancy, incluant le bassin industriel de la Meurthe (rivière) et celui de la Moselle, c’est la seule possibilité pour l’instant d’avoir un site industriel qui se visite, dans ce territoire qui doit tout son développement à l’industrie à partir de 1850.
Ceci en fait un projet entrant naturellement dans le pôle métropolitain du sud Meurthe et Moselle, en liaison avec le musée du fer de la métropole du grand Nancy, l’office de tourisme, le pôle verrier de Vannes le Châtel. et l’université de Lorraine (en cours de développement). Le projet : il consiste à continuer à réhabiliter le carreau de la mine de fer. Le projet global, étalé sur cinq ans, commencé en 2017, est de 2,7 millions d’euros hors taxe (3,25 millions TTC) .
L’Établissement Public Foncier Lorrain prend en charge la partie du programme qui concerne la rénovation du clos et du couvert de l’accumulateur à minerai Zublin (du nom de la société constructrice), bâtiment industriel des années 20, aujourd’hui unique en Europe, tant par sa taille que par sa conception architecturale.
EPFL abonde les 80% de sa part de travaux à hauteur d’1,1millions d’euros et, sont en discussion 500 000 euros supplémentaires sur le couvert de l’accumulateur du 19ème siècle (redécouvert par la mairie en 2014), et son accès sécurisé, ainsi que sur la réification du pont d’entrée pour les wagons dans le Zublin.

La commune de Neuves-Maisons, outre les 20% déjà engagés sur l’opération EPFL, mène les travaux en parallèle sur l’aménagement de la partie ouest du Zublin, afin de construire un espace muséographique, au sein même du bâtiment industriel, qui permettra en même temps de visiter ce bâtiment.
Le reste du projet concerne la conservation des mécanismes de l’accumulateur, l’aménagement de l’accès au site, la fin de l’aménagement du site, en particulier sur l’éclairage et la signalétique, l’aménagement du théâtre de verdure en fond de site (effet théâtre antique par la particularité du site en amphithéâtre naturel et utilisation de la muraille comme mur de réverbération.
En dernier lieu, la voie ferrée de ceinture du site, desservant les ateliers et les entrées de mine, sera réhabilitée, afin de pouvoir inclure un trajet en train dans la visite.

La Communauté de Communes Moselle et Madon participera à hauteur à ce programme, déjà soutenu par le Conseil Départemental et le Conseil Régional, et intégré au G.A.L leader du pays Terres de Lorraine.
Parallèlement : une vingtaine de bénévoles viennent tous les mercredis matins, après que le travail de quelques mineurs a permis d’ouvrir la galerie de mine au public, sous l’égide de l’Atelier Mémoire Ouvrière.
La mairie a confié la gestion du site à l’Agence du Patrimoine et de la Culture des Industries néodomiennes. A la demande du préfet, la commune a commandé une étude sur le développement touristique du site au cabinet pro-tourisme. Cette étude, tenant compte du contexte local, régional, de l’intérêt du projet, et des aménagements en cours, estime le potentiel du site à 20000 visiteurs année.
L’agence du patrimoine a commencé à développer une structuration alliant professionnels et bénévoles, afin d’atteindre cet objectif. L’année 2017 situe l’ensemble des visiteurs à environ 3000, dont 2200 payants.
L’association, qui réunit plus de 130 bénévoles dans toutes ses manifestations de l’année, a pour vocation de promouvoir la connaissance du passée, la récolte de la mémoire, l’histoire (sociale et technique) et la sociologie d’un bassin industriel et post-industriel.

La fête du fer, en association avec le laboratoire CNRS d’Archéologie des Métaux (L.A.M) du musée du fer, et les associations locales, œuvrent à la recherche scientifique et à l’exposition grand public de ses résultats.
Cette année (le 30 juin) sera l’occasion de réunir les derniers mineurs survivants, avec les descendants actuels de la société Zublin (Stuttgart, Allemagne), en posant la première pierre de la rénovation de l’accumulateur du même nom.
La notion d’éducation populaire, la participation inter-associative, sont les fondements de cette association. Les collaborations avec les scolaires, les étudiants, les enseignants se développent. L’université populaire s’est mise en place : conférences, cours publics, programmes pédagogiques, sur l’histoire des hommes et des techniques,
autour d’un conseil scientifique réunissant ouvriers, techniciens et ingénieurs, ainsi que chercheurs de l’université et érudits locaux.
Dans ce sens l’association réalise aussi, en liaison avec la région, la mission locale et la maison de l’emploi, la promotion des métiers du fer, par des formations délivrées aux jeunes sur les métiers du fer, avec comme supports pédagogiques la rénovation du patrimoine, et la transmission du savoir par des anciens ouvriers et techniciens du fer.
Ceci a commencé à donner des résultats dans ces métiers en tension. Ces ateliers pourront être intégrés dans le futur projet de la cité inclusive.

Enfin, une convention (en cours de négociation) avec les restaurateurs puis les hébergeurs du bassin, permet d’ors et déjà de développer des formules qui retiennent les visiteurs sur le territoire. La collaboration se fait aussi avec d’autres entreprises du territoire, la S.A.M., le Credit Agricole, Batigère, Feidt béton, Cogesud…
Derniers points : l’association œuvre dans tous ces aspect à l’intégration des personnes en situation de handicap (un parcours à l’intérieur des galeries est possible en fauteuil), avec entre autres une convention avec Réalise sur l’intégration de jeunes de l’ITEP de Jarville à nos chantiers.
L’association se veut aussi exemplaire dans le domaine écologique, en collaborant avec la Covalom (régie publique des déchets et du tri sélectif avec la communauté de communes de Colombey) et en promouvant le zéro déchet dans ses manifestations, les toilettes sèches, les produits locaux….


Le projet autour de la mine du val de fer

Agence du Patrimoine et de la Culture des Industries néodomiennes et commune de Neuves Maisons
Intérêt du projet : Faire revivre une mine et son carreau avec possibilités de visiter à la fois les bâtiments industriels et les galeries du 19ème siècle. Cela en fera un site unique en France, voire en Europe. Pour le grand bassin de Nancy, incluant le bassin industriel de la Meurthe (rivière) et celui de la Moselle,
c’est la seule possibilité pour l’instant d’avoir un site industriel qui se visite, dans ce territoire qui doit tout son développement à l’industrie à partir de 1850. Ceci en fait un projet entrant naturellement dans le pôle métropolitain du sud Meurthe et Moselle, en liaison avec le musée du fer de la métropole du grand Nancy,
l’office de tourisme, le pôle verrier de Vannes le Châtel. et l’université de Lorraine (en cours de développement)
Le projet : il consiste à continuer à réhabiliter le carreau de la mine de fer. Le projet global, étalé sur cinq ans, commencé en 2017, est de 2,7 millions d’euros hors taxe (3,25 millions TTC) .

L’Établissement Public Foncier Lorrain prend en charge la partie du programme qui concerne la rénovation du clos et du couvert de l’accumulateur à minerai Zublin (du nom de la société constructrice), bâtiment industriel des années 20, aujourd’hui unique en Europe, tant par sa taille que par sa conception architecturale.
EPFL abonde les 80% de sa part de travaux à hauteur d’1,1millions d’euros et, sont en discussion 500 000 euros supplémentaires sur le couvert de l’accumulateur du 19ème siècle (redécouvert par la mairie en 2014), et son accès sécurisé, ainsi que sur la réification du pont d’entrée pour les wagons dans le Zublin.
La commune de Neuves-Maisons, outre les 20% déjà engagés sur l’opération EPFL, mène les travaux en parallèle sur l’aménagement de la partie ouest du Zublin, afin de construire un espace muséographique, au sein même du bâtiment industriel, qui permettra en même temps de visiter ce bâtiment.

Le reste du projet concerne la conservation des mécanismes de l’accumulateur, l’aménagement de l’accès au site, la fin de l’aménagement du site, en particulier sur l’éclairage et la signalétique, l’aménagement du théâtre de verdure en fond de site (effet théâtre antique par la particularité du site en amphithéâtre naturel et utilisation de la muraille comme mur de réverbération.
En dernier lieu, la voie ferrée de ceinture du site, desservant les ateliers et les entrées de mine, sera réhabilitée, afin de pouvoir inclure un trajet en train dans la visite. La Communauté de Communes Moselle et Madon participera à hauteur à ce programme, déjà soutenu par le Conseil Départemental et le Conseil Régional, et intégré au G.A.L leader du pays Terres de Lorraine.
Parallèlement : une vingtaine de bénévoles viennent tous les mercredis matins, après que le travail de quelques mineurs a permis d’ouvrir la galerie de mine au public, sous l’égide de l’Atelier Mémoire Ouvrière.
La mairie a confié la gestion du site à l’Agence du Patrimoine et de la Culture des Industries néodomiennes.

A la demande du préfet, la commune a commandé une étude sur le développement touristique du site au cabinet tourisme. Cette étude, tenant compte du contexte local, régional, de l’intérêt du projet, et des aménagements en cours, estime le potentiel du site à 20000 visiteurs année.
L’agence du patrimoine a commencé à développer une structuration alliant professionnels et bénévoles, afin d’atteindre cet objectif. L’année 2017 situe l’ensemble des visiteurs à environ 3000, dont 2200 payants.
L’association, qui réunit plus de 130 bénévoles dans toutes ses manifestations de l’année, a pour vocation de promouvoir la connaissance du passée, la récolte de la mémoire, l’histoire (sociale et technique) et la sociologie d’un bassin industriel et post-industriel.
La fête du fer, en association avec le laboratoire CNRS d’Archéologie des Métaux (L.A.M) du musée du fer, et les associations locales, œuvrent à la recherche scientifique et à l’exposition grand public de ses résultats. Cette année (le 30 juin) sera l’occasion de réunir les derniers mineurs survivants, avec les descendants actuels de la société Zublin (Stuttgart, Allemagne), en posant la première pierre de la rénovation de l’accumulateur du même nom.

La notion d’éducation populaire, la participation inter-associative, sont les fondements de cette association. Les collaborations avec les scolaires, les étudiants, les enseignants se développent. L’université populaire s’est mise en place : conférences, cours publics, programmes pédagogiques, sur l’histoire des hommes et des techniques, autour d’un conseil scientifique réunissant ouvriers, techniciens et ingénieurs, ainsi que chercheurs de l’université et érudits locaux.
Dans ce sens l’association réalise aussi, en liaison avec la région, la mission locale et la maison de l’emploi, la promotion des métiers du fer, par des formations délivrées aux jeunes sur les métiers du fer, avec comme supports pédagogiques la rénovation du patrimoine, et la transmission du savoir par des anciens ouvriers et techniciens du fer.
Ceci a commencé à donner des résultats dans ces métiers en tension. Ces ateliers pourront être intégrés dans le futur projet de la cité inclusive.

Enfin, une convention (en cours de négociation) avec les restaurateurs puis les hébergeurs du bassin, permet d’ors et déjà de développer des formules qui retiennent les visiteurs sur le territoire. La collaboration se fait aussi avec d’autres entreprises du territoire, la S.A.M., le Credit Agricole, Batigère, Feidt béton, Cogesud…
Derniers points : l’association œuvre dans tous ces aspect à l’intégration des personnes en situation de handicap (un parcours à l’intérieur des galeries est possible en fauteuil), avec entre autres une convention avec Réalise sur l’intégration de jeunes de l’ITEP de Jarville à nos chantiers.
L’association se veut aussi exemplaire dans le domaine écologique, en collaborant avec la Covalom (régie publique des déchets et du tri sélectif avec la communauté de communes de Colombey) et en promouvant le zéro déchet dans ses manifestations, les toilettes sèches, les produits locaux….